Un brin d’histoire : de la coiffure à la perruquerie

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Jeune étudiant en coiffure, j’ai vu notre famille être frappée par un drame : le cancer de ma maman.

J’avais 17 ans, et j’avais déjà compris que ma vision de la maladie allait changer. J’ai d’abord coupé les cheveux longs de ma maman pour lui faire des coiffures un peu folles, afin d’alléger l’annonce de la maladie et de la préparer à ce qui allait suivre. J’étais malheureux et heureux à la fois, car je pouvais faire quelque chose pour l’aider.

Par la suite, tout est devenu plus difficile, pour elle, pour nous ! La perte de ses cheveux fut une épreuve très dure. J’étais en face de ma maman : les stigmates de la maladie étaient là.

C’est à ce moment qu’a germé mon envie de faire quelque chose pour les personnes malades ou souffrant de perte de cheveux. Je voulais donner un autre reflet à la maladie. Mais comment faire à 17 ans ?

J’ai réussi mon diplôme de coiffure, puis j’ai travaillé dans divers salons : mais cette idée ne m’a pas quitté durant toutes ces années.  

La vie réserve parfois des surprises ou vous montre la direction à suivre…

En septembre 2013, je fais ma formation en perruquerie et pendant celle-ci, j’apprends que M. et Mme Delbove, de Mons, mettent fin à leur activité de prothèses capillaires. Signe du destin ? J’hésite… Ça fait un peu peur quand on n’a que 24 ans.

Je prends mon courage à deux mains : je vais les rencontrer, puis retourne les voir avec ma maman. Et là, enfin, mes envies et mes attentes prennent forme avec le soutien de ma famille. Après quelques travaux dans le salon, ça y est, je suis prêt à en ouvrir les portes. M. et Mme Delbove sont là aussi pour m’aider et assister à mes premiers pas.

C’est ainsi qu’est né Pink Hair ! Je suis fier et heureux d’avoir pu réaliser mon rêve et de pouvoir me consacrer à quelque chose qui me passionne.

Au plaisir de vous accueillir bientôt,

Nicolas.